20/08/2008

Ps.33 Crainte de Dieu


 

Psaume 33 - L’Eternel regarde à ceux qui le craignent.

Le psaume précédent (Psaume 32) se terminait par cette parole pleine d’une force joyeuse : "Jetez des cris de joie !" Et il semble bien que l’exhortation se poursuive dans la joie de la paix avec Dieu… Le Psalmiste a parcouru un chemin qui le fait prendre sa place d’homme devant Dieu, ayant saisi le sens réel de la vie, à savoir : marcher dans le chemin de bonté enseigné par le Créateur.

1 Exultez en l'Éternel, vous justes ! aux hommes droits sied la louange.
2 Célébrez l'Éternel avec la harpe ; chantez ses louanges sur le luth à dix cordes ;
3 Chantez-lui un cantique nouveau ; pincez habilement de vos instruments avec un cri de joie.

Pourquoi chanter ainsi ce cantique nouveau ? Sont-ce ici des paroles implorant un pardon ? Ou bien la joie dans la présence de Celui qui appelle à Lui, qui désire nous avoir dans sa présence ? La joie de celui qui sait que "ses péchés sont couverts" ? (Psaume 32:1).
 
Ainsi ce Psaume rappelle de diverses façons la pensée de Dieu, la voie qu’il assignée aux hommes sur la terre… La Parole de Dieu évoquée en premier lieu, puis la Création – "Et Dieu dit…" (Genèse 1:3) et suivants et ensuite la place de l’homme dans cette création.

4 Car la parole de l'Éternel est droite, et toute son œuvre est avec vérité.
5 Il aime la justice et le jugement ; la terre est pleine de la bonté de l'Éternel.
6 Les cieux ont été faits par la parole de l'Éternel, et toute leur armée par l'esprit de sa bouche.
7 Il amasse comme un monceau les eaux de la mer, il met dans des réservoirs les abîmes.
8 Que toute la terre craigne l'Éternel ; que tous les habitants du monde le redoutent !
9 Car, lui, il a parlé, et la chose a été ; il a commandé, et elle s'est tenue là.

Suit alors le chemin des nations, les voies de l’homme qui choisit son indépendance d’avec son Créateur, et s’enfonça dans une voie qui l’éloignait de Dieu… Le paroxysme de cette opposition est évoqué dans l’introduction du Livre des Psaumes : "Pourquoi s'agitent les nations, et les peuples méditent-ils la vanité ?" (Psaume 2:1).

10 L'Éternel dissipe le conseil des nations, il met à néant les desseins des peuples.
11 Le conseil de l'Éternel subsiste à toujours, les desseins de son cœur, de génération en génération.
12 Bienheureuse la nation qui a l'Éternel pour son Dieu, le peuple qu'il a choisi pour son patrimoine !

Il y a le choix de Dieu ! Un peuple choisi pour que le Nom de l’Eternel soit connu et honoré, ce que confirme aussi le Nouveau Testament : "Quel est donc l'avantage du Juif, ou quel est le profit de la circoncision ? Grand de toute manière, et d'abord en ce que les oracles de Dieu leur ont été confiés" (Romains 3:1-2).
 
Et ce choix de Dieu n’est pas annulé : "Je dis donc : Dieu a-t-il rejeté son peuple ? Qu'ainsi n'advienne !" (Romains 11:1). Ce choix a pour but la bénédiction de la terre entière, toutes les nations, ainsi qu'il fut exprimé dès que ce choix de Dieu fut connu : "en toi seront bénies toutes les familles de la terre" (Genèse 12:3). Dieu a choisi ses voies pour être connu des hommes, tant par le message confié à Israël que par ses actes envers le peuple choisi. Mais la finalité du chemin de Dieu est tous les hommes, il les voit tous !

13 L'Éternel regarde des cieux ; il voit tous les fils des hommes.
14 Du lieu de sa demeure il considère tous les habitants de la terre.
15 C'est lui qui forme leur cœur à tous, qui prend connaissance de toutes leurs œuvres.

Pierre l’a souligné lui-même : "En vérité, je comprends que Dieu ne fait pas acception de personnes, mais qu'en toute nation celui qui le craint et qui pratique la justice, lui est agréable" (Actes 10:34-35). Ainsi le chemin est établi. Qui peut être sauvé ? Puissance, mérites, multiplication des supplications et des offices religieux ? A cette question, et à ces supputations, Jésus fournit une seule réponse : "Qui donc peut être sauvé ? … Pour les hommes, cela est impossible ; mais pour Dieu, toutes choses sont possibles" (Matthieu 19:25-26).

16 Un roi n'est pas sauvé par la multitude de son armée, et l'homme puissant n'est pas délivré par sa grande force ;
17 Le cheval est une chose vaine pour sauver, et il ne délivre point par la grandeur de sa force.

La réponse est celle même de l’Evangile. La Croix du Calvaire ne peut être alors évoquée, elle n'est pas connue. Mais le chemin du salut est néanmoins bien connu du Psalmiste :

18 Voici, l'œil de l'Éternel est sur ceux qui le craignent, sur ceux qui s'attendent à sa bonté,
19 Pour délivrer leur âme de la mort, et pour les conserver en vie durant la famine.

Et les rachetés, ceux qui ont conscience du salut en vertu de la miséricorde de Dieu, peuvent chanter ensemble :

20 Notre âme s'attend à l'Éternel ; il est notre aide et notre bouclier.
21 Car notre cœur se réjouira en lui, puisqu'en son saint nom nous avons mis notre confiance.
22 Que ta bonté, ô Éternel ! soit sur nous, selon que nous nous sommes attendus à toi.

Arrêtons-nous sur cette dernière prière ! Il est évident que le fidèle ne saurait demeurer par ses propres moyens dans une telle élévation de l’âme, sur la montagne ! Alors il en appelle à Dieu lui-même, pour toujours revenir à la conscience de la bonté de Dieu. Comme le vœu formé à la fin de la plupart des épîtres : "Que la grâce du seigneur Jésus Christ soit avec votre esprit ! Amen" (Philippiens 4:23).

 

ACCEDER
A L'INDEX
 
 
 
Cette lecture est extraite du site : "Que dit l"Evangile ?" Des pages de la Loi, des Psaumes et des Prophètes. Des lectures de l'ensemble du Nouveau Testament.
ACCEDER
AU SITE

 
 

06:00 Écrit par Eric dans L1e Psaumes 25 à 34 | Commentaires (0)

Les commentaires sont fermés.