12/08/2008

Ps.55 Prière et méditation


 

Psaume 55 - Prière et méditation
 
Au chef de musique. Sur les instruments à corde.
Pour instruire. De David.

Ici encore, des instruments à corde, et l’expression d’une grande douleur : "je m’agite dans ma plainte, je me lamente !" Ce Psaume est bien triste à lire, car il évoque un homme de foi dans la souffrance, mais ces paroles sont remplies de consolations, car une telle expression de souffrance est entendue de Dieu. Il ne nous demande pas d’être insensibles, résistants à toute épreuve, mais nous apprend à nous attendre à "sa" délivrance…

1 Prête l'oreille, ô Dieu, à ma prière, et ne te cache pas de ma supplication.
2 Écoute-moi, et réponds-moi ; je m'agite dans ma plainte et je me lamente,
3 À cause de la voix de l'ennemi et devant l'oppression du méchant ; car ils font tomber sur moi l'iniquité, et me poursuivent avec passion.
4 Mon cœur est dans l'angoisse au dedans de moi, et des frayeurs mortelles sont tombées sur moi ;
5 La crainte et le tremblement sont venus sur moi, et un frisson de terreur m'a couvert.
6 Et j'ai dit : Oh ! si j'avais des ailes comme une colombe, je m'envolerais et je demeurerais tranquille ;
7 Voici, je m'enfuirais loin, et je me logerais au désert.   (PAUSE)

"Oh, si j’avais des ailes comme une colombe, je m’envolerais…" Comme il serait bon de fuir les circonstances, se trouver dans le repos, loin de l’épreuve… Mais ce n’est pas possible… Ainsi le chant de douleur continue, et même le Psalmiste en appelle au jugement de ceux qui lui font du mal ! Comme si Dieu paraissait ne pas voir ce qui se passe. Ainsi les actes méchants sont cités… comme pour amener le Seigneur à les considérer...

8 Je me hâterais de m'échapper loin du vent de tempête, loin de l'ouragan.
9 Engloutis-les, Seigneur ! divise leur langue ; car j'ai vu la violence et les querelles dans la ville.
10 Jour et nuit, ils font la ronde sur ses murailles ; et l'iniquité et le tourment sont au milieu d'elle ;
11 La perversité est au milieu d'elle, et l'oppression et la fraude ne s'éloignent pas de ses places.

Mais qui provoque la douleur la plus grande ? Est-ce un ennemi de peuple ? Un étranger ? Que non !

12 Car ce n'est pas un ennemi qui m'a outragé, alors je l'aurais supporté ; ce n'est point celui qui me hait qui s'est élevé orgueilleusement contre moi, alors je me serais caché de lui ;
13 Mais c'est toi, un homme comme moi, mon conseiller et mon ami :
14 Nous avions ensemble de douces communications ; nous allions avec la foule dans la maison de Dieu.

"Mais c’est toi, un homme comme moi, mon conseiller, mon ami… nous allions avec la foule dans la maison de Dieu". Grande est la douleur de celui qui voit ses proches se tourner contre lui… C’est en effet le plus difficile à supporter, et le Messie d'Israël l'a éprouvé lui-même. La douleur si intense produit alors un cri violent, un appel à la vengeance… car ce n'est pas ici le Seigneur, mais un fidèle... Auquel il ne sera pas répondu ! Là où il ne se trompe pas, c’est quand il achève son cri par ces mots : "l’Eternel me sauvera…"

15 Que la mort les saisisse ! qu'ils descendent vivants dans le shéol ! Car la malice est dans leur demeure, au milieu d'eux.
16 Moi, je crie à Dieu ; et l'Éternel me sauvera.
17 Le soir, et le matin, et à midi, je médite et je me lamente ; et il entendra ma voix.
18 Il a mis en paix mon âme, la rachetant de la guerre qu'on me fait, car ils étaient plusieurs autour de moi.
19 Dieu a entendu, et il les accablera : il demeure dès les jours d'autrefois.   (PAUSE)

"Moi, je crie à Dieu… Dieu a entendu…" Dans ce "Moi, je…" il y a une force de détermination, ou plutôt l’expression du seul chemin possible pour tenir debout dans une telle adversité !
 
"Il les accablera", dit-il encore… Et le Psalmiste s’arrête une nouvelle fois. Nous pourrions presque penser qu’il souhaiterait que les méchants ne changent pas afin qu’ils connussent le jugement de Dieu...

20 Le méchant a étendu ses mains sur ceux qui sont en paix avec lui ; il a profané son alliance.
21 Les paroles de sa bouche étaient lisses comme le beurre, mais la guerre était dans son cœur ; ses paroles étaient douces comme l'huile, mais elles sont des épées nues.

Nous voyons bien ici la ruse, la tromperie, des paroles mielleuses pour dominer, pour subjuguer, pour mieux abattre…
 
Mais, ayant ainsi parlé à Dieu, même en des termes de vengeance auquel d’ailleurs il n’est pas répondu, la finale du Psaume montre un cœur apaisé, et une conclusion édifiante pour nous. Quel avantage tirer d’un désir de vengeance ? Le meilleur chemin n'est-il pas de s’en remette à Dieu ? Là se trouve la voie de la sagesse.

22 Rejette ton fardeau sur l'Éternel, et il te soutiendra ; il ne permettra jamais que le juste soit ébranlé.
23 Et toi, ô Dieu ! tu les feras descendre dans le puits de la destruction : les hommes de sang et de fourbe n'atteindront pas la moitié de leurs jours ; mais moi, je me confierai en toi.

Une exhortation à soi-même, ou une exhortation à autrui ? L’une et l’autre… Et nous pouvons revenir à l’épître aux Philippiens pour y trouver le chemin qui apporte à l'homme tourmenté, inquiet, la paix de l'âme (Philippiens 4:4-7), cette paix dont l'âme du Psalmiste est remplie, après s'être ainsi épanché sur le Seigneur, après qu'il ait connu l'agitation.

 

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Cette lecture est extraite du site : "Que dit l"Evangile ?" Des pages de la Loi, des Psaumes et des Prophètes. Des lectures de l'ensemble du Nouveau Testament.
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18:00 Écrit par Eric dans L2b Psaumes 50 à 55 | Commentaires (0)

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