05/08/2008

Ps.77 Confiance nouvelle


 

Psaume 77 - De la dépression à la confiance,
le temps d’une méditation

 
Au chef de musique. Sur Jeduthun. D'Asaph. Psaume.

"Ma voix s’adresse à Dieu…" Cette confession est personnelle ! Le Psalmiste rapporte une expérience passée, et douloureuse… Mais dont il est sorti. Il évoque ce temps de douleur qui l'avait conduit même au désespoir…

1 Ma voix s'adresse à Dieu, et je crierai ; ma voix s'adresse à Dieu, et il m'écoutera.
2 Au jour de ma détresse j'ai cherché le Seigneur ; ma main était étendue durant la nuit et ne se lassait point ; mon âme refusait d'être consolée.
3 Je me souvenais de Dieu, et j'étais agité ; je me lamentais, et mon esprit défaillait.   (PAUSE)

"Je me souvenais de Dieu, et j’étais agité..." Quelle réalité bien humaine ! Un homme, non surhomme ! Agité de sentiments qui viennent au cœur d’un simple croyant… (Luc 8:23-25).

4 Tu tiens ouvertes mes paupières ; je suis inquiet, et je ne parle pas.
5 Je pense aux jours d'autrefois, aux années d’autrefois.
6 Je me souviens, de nuit, de mon cantique ; je médite en mon cœur, et mon esprit cherche diligemment.

Tu tiens ouvertes mes paupières ; je suis inquiet, et je ne parle pas, Je pense aux jours d’autrefois… Combien fréquemment dans l’Ecriture, le passé n’est-il pas "le temps heureux" suivi du temps de détresse présent ! On en vient à se demander pourquoi n’y a-t-il pas de paix, pas de bonheur… ? Et viennent alors un flot de questions, des vagues qui bousculent, qui font mal… Un doute qui s’exprime avec violence...

7 Le Seigneur rejettera-t-il pour toujours ? et ne montrera-t-il plus sa faveur ?
8 Sa bonté a-t-elle cessé pour toujours ? Sa parole a-t-elle pris fin de génération en génération ?
9 Dieu a-t-il oublié d'user de grâce ? A-t-il enfermé ses miséricordes dans la colère ?   (PAUSE)

Une pause, un temps d’arrêt… Une prise de conscience aussi, comme celle de Jacob, lorsqu’il dit : "C'est assez ! Joseph mon fils vit encore ; j'irai, et je le verrai avant que je meure" (Genèse 45:28). A ce moment Jacob se secoue de sa profonde dépression et c’est Israël qui parle ! Est-ce le même homme ? Oui et non… Jacob, Israël, une seule et même personne, mais lorsque Jacob se lève, lorsqu’il sort de son état dépressif, c’est sous ce nom d’Israël, le nom de l’homme en relation avec Dieu, un "homme debout" …
 
Ici, dans notre Psaume, il est rapporté un retour sur soi tout aussi violent…

10 Et je dis : C'est ici mon infirmité ; je me souviendrai des années de la droite du Très-haut,
11 Je me souviendrai des œuvres de Jah ; car je me souviendrai de tes merveilles d'autrefois,
12 Et je penserai à toute ton œuvre, et je méditerai tes actes.

Sa méditation se tourne alors vers les voies de Dieu, elle s’écarte de "moi" lassé, fatigué, inquiet … C’est ici mon infirmité ; je me souviendrai… je penserai à toute ton œuvre, et je méditerai tes actes ! Mon infirmité ! Ma faiblesse ! L’esprit se parle à lui-même pour se tourner résolument vers Dieu, et faire taire ainsi ses pensées dépressives pour prendre courage … et dans cette disposition, après s’être parlé à soi-même, le croyant finit par parler à Dieu lui-même ! Toi, tu es le Dieu qui fait des merveilles…

13 Ô Dieu ! ta voie est dans le lieu saint. Où y a-t-il un dieu grand comme Dieu ?
14 Toi, tu es le Dieu qui fais des merveilles ; tu as fait connaître ta puissance parmi les peuples.
15 Tu as racheté par ton bras ton peuple, les fils de Jacob et de Joseph.   (PAUSE)

Une pause, un arrêt… Pour aussitôt reprendre, par le détail, la scène revenue en mémoire et se succèdent les expressions : les eaux, les nuées, la voix de ton tonnerre, les éclairs…

16 Les eaux t'ont vu, ô Dieu ! les eaux t'ont vu, elles ont tremblé ; les abîmes aussi se sont émus.
17 Les nuées ont versé des eaux, les nuages ont fait retentir une voix, et tes flèches se sont promenées.
18 La voix de ton tonnerre était dans le tourbillon, les éclairs ont illuminé le monde ; la terre en a été émue et a tremblé.
19 Ta voie est dans la mer, et tes sentiers dans les grandes eaux ; et tes traces ne sont pas connues.
20 Tu as conduit ton peuple comme un troupeau, par la main de Moïse et d'Aaron.

D’expression en expression, la Psalmiste passe du souvenir du passé au présent bien actuel, et à considérer la puissance de Dieu, toujours en éveil pour prendre soin des siens… Le troupeau, les brebis, celles qui suivent le Berger et celles qui sont ramenées par ses soins… "Car tu es avec moi : ta houlette et ton bâton, ce sont eux qui me consolent" (Psaume 23:4).

 

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Cette lecture est extraite du site : "Que dit l"Evangile ?" Des pages de la Loi, des Psaumes et des Prophètes. Des lectures de l'ensemble du Nouveau Testament.
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12:00 Écrit par Eric dans L3a Psaumes 73 à 79 | Commentaires (0)

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